Super Héros Malgré Lui
Super Héros Malgré lui
Réalisation : Philippe Lacheau
Scénario : Philippe Lacheau, Julien Arruti, Pierre Lacheau
Musiques : Maxime Desprez et Michaël Tordjman

Cédric caresse l’espoir d’endosser le rôle de Bad Man, le “premier film de super héros” français. Il passe les essais, tout s’annonce de bonne augure afin qu’il soit engagé… Hélas pour lui, des publicités dans lesquelles il a tourné dissuade la productrice de lui confier le rôle titre.

Heureusement, le destin se montrera bienveillant et charitable envers Cédric, étant donné que l’autre acteur ayant été choisi pour incarner Bad Man… s’est pris un panneau en pleine poire et est trop amoché pour interpréter ce personnage !

C’est donc par un concours de circonstances que Cédric décroche ce rôle tant espéré !

Cependant, suite à un accident malencontreux, Cédric devient amnésique et est persuadé d’être vraiment un super héros ! Sa soeur Eléonore ainsi que ses amis Adam et Seb pourront-ils l’aider et le sauver à temps avant qu’il ne se fasse trop mal ?


Auréolé par le succès (amplement mérité! ) et la réussite de Nicky Larson et le parfum de Cupidon , Philippe Lacheau s’est essayé à un autre genre qu’il affectionne tout particulièrement : les super héros.

Cependant, si Nicky Larson est une oeuvre mi sérieuse mi comique (au même titre que le manga original de Tsukasa Hôjô et l’animé de Sunrise) Super Héros Malgré Lui est une véritable parodie et un film comique à 100% .

Comme on pouvait légitimement s’y attendre, le long métrage regorge de références faites à des super héros : Batman (évidemment ), Superman, Spider-Man mais aussi Joker de Todd Philipps , les X-Men ou encore Les Avengers (à ce titre le climax du film qui tourne en bourrique ces super héros de Marvel et pastiche le célèbre thème musical de Alan Silvestri est à se tordre de rire !
).
Toutefois , j’ai tout de même l’impression que Philippe Lacheau a tenu compte des critiques (constructives) formulées par certains spectateurs au sujet de son précédent film : en effet Nicky Larson et le parfum de Cupidon regorgeait à ras bord de clins d’oeil et de références à des classiques du manga et de l’animation japonaise des années 80 et 90 mais aussi à des sitcoms de AB que beaucoup de gens avaient trouvé trop envahissants (ce n’était personnellement pas mon cas, mais je comprends tout à fait que cet aspect du film ait pu en gaver certains).
Ici les références aux super héros bien que très présentes ne sont pas omniprésentes et sont employées avec parcimonie et judicieusement .

Ensuite, on ne va pas se mentir : il y a aussi (beaucoup) de gags en dessous de la ceinture et sexuels… Mais ils ne constituent pas l’essentiel de l’humour du film, dieu merci nous sommes loin du calamiteux Scary Movie des frères Wayans qui se complaisaient dans l’humour graveleux et racoleur lourd et pas drôle. Ici, Lacheau privilégie avant tout l’humour absurde rendant par conséquent ses gags très drôles ! ^_^
On a aussi énormément de gags cartoon (à ce titre, le vrai braquage que tente d’arrêter “Bad Man” est plein à craquer de gags slapstick à se tordre de rire !) et animaliers (il y en a un avec un canard qui m’a valu un énorme fou rire pendant deux minutes non stop ! ).
Philippe Lacheau tourne aussi joyeusement en dérision les sponsors qui veulent à tout prix inclure leurs produits dérivés au sein des films dont ils font la pub, donnant lieu à un moment absolument désopilant à la fin du récit ! ^^

A noter que le personnage de Alain Belmont alias “Le Clown” (interprété par George Corraface) est à la fois une parodie de Alain Delon et Jean-Paul Belmondo (l’éditeur Konami s’étant inspiré de Jean-Paul Belmondo pour créer Simon Belmont, le héros de sa saga de jeux vidéos cultes Castlevania ) ainsi que le Joker, cela va de soi.

L’histoire est également bien construite et ne se résume pas exclusivement à une succession de gags, et j’ai même l’impression que ce film est l’oeuvre la plus personnelle de Philippe Lacheau. En effet le personnage qu’il interprète Cédric aime de tout son coeur son père qui est commissaire de police et qui est déçu que son fils soit devenu acteur plutôt que policier. Cédric cherche avant tout à gagner l’affection et l’estime de son père et ce dernier évolue beaucoup au fil de l’histoire, donnant lieu à des passages somme toutes assez émouvants…
L’un des points forts du film est le méchant principal du film qui est vraiment charismatique, dangereux et constituant une vraie menace pour Cédric, Eléonore, Seb et Adam.

Enfin, on a une EXCELLENTE scène d’action au milieu du film véritablement impressionnante et efficace démontrant une fois de plus le talent de metteur en scène de Philippe Lacheau. Si on exclue ce qui précède et succède à celle-ci, on aurait pu croire d’avoir en face de nous un film de super héros “serious business”.
On voit en tout cas que le réalisateur a consolidé les qualités de metteur en scène dont il a fait preuve dans Nicky Larson.
Super Héros Malgré Lui est un concentré de folie, de fantaisie, d’humour délirant et de bonne humeur qui m’a beaucoup fait rire et fait un bien fou !
Si vous êtes réceptifs/réceptives à l’humour de Philippe Lacheau et ses ami(e)s, je vous le recommande chaudement !
Super Héros Malgré Lui est disponible en DVD et en Blu-Ray chez Metropolitan ainsi qu’en dématérialisée sur Itunes.
